Non à la destruction d'Encyclopædia Universalis

Lorsque les affaires ont moins bien marché pour leur activité de distribution, les querelles ont commencé, paralysant les décisions, limitant la politique éditoriale à leurs seuls intérêts de distributeurs.

Fin 2003, la direction faisait passer en force un plan de diversification, rapatriait la trésorerie de EU gérée jusque-là par les deux actionnaires et imposait une modification des prix de transfert.

EB a aussitôt demandé la mise sous administration provisoire d’Encyclopædia Universalis et a fini par l’obtenir le 16 juin 2004.

Le 28 mai 2004, le CFL avait répliqué en demandant… la dissolution de la société EU ! La deuxième chambre du tribunal de commerce de Paris doit examiner cette assignation en dissolution le 28 septembre 2004, à 14 h.

Largement syndiqués et unitaires, la soixantaine de salariés d’Encyclopaedia Universalis ne comprennent pas ce gâchis. Le comité d’entreprise a engagé une procédure d’alerte le 22 juillet dernier. L’intersyndicale CGT-FO-SUD-Culture et l’ensemble des salariés sont déterminés à s’opposer à la destruction absurde d’une entreprise disposant des moyens économiques de fonctionner hors des groupes qui standardisent la diffusion de la culture.

Il est malheureusement devenu habituel que des actionnaires privilégient leurs bénéfices et sacrifient l’emploi. Il est plus rare que des actionnaires irresponsables préfèrent risquer de tuer leur entreprise plutôt que de tenter de résoudre leurs divergences.

Auteur de l’article : comitedentreprise.com