La répartition n'est pas remise en cause mais le compte n'y est toujours pas !

Par contre, le compte n’y est toujours pas sur plusieurs priorités de la CFDT. Le gouvernement doit relever son chiffrage inacceptable de retraite minimum à 75 % du Smic. Proposer les possibilités de départ pour ceux qui ont commencé à travailler à 14/15 ans est un premier pas insuffisant. Sur ces deux points, la CFDT exige que le gouvernement présente un calendrier de mise en oeuvre plus ambitieux.
De même, la CFDT ne se contentera pas, pour les fonctionnaires, d’un système facultatif de prise en compte des primes. Elle demande la création d’un régime de retraite complémentaire obligatoire avec cotisations employeur-salarié.
La décôte mise en place pour les fonctionnaires est trop lourde et il n’y a aucune raison d’attendre 2008 pour diminuer celle du privé.
Pour financer la réforme, le gouvernement fait le pari de l’emploi, pari que la CFDT soutient. Sa réussite engage la responsabilité de tous les partenaires sociaux, en particulier celle du patronat. Par contre, le gouvernement s’enferme pour l’avenir dans une position rigide et dogmatique, en excluant toute hausse de prélèvement.

Pour la CFDT, le projet de loi doit donc être fortement amélioré. Elle appelle donc tous les salariés du public et du privé à faire de la mobilisation du 13 mai une grande démonstration de force. Le Premier ministre dit vouloir écouter les syndicats, la CFDT veut maintenant être entendue. La réforme des retraites est en effet une nécessité.
Organisme: CFDT

Auteur de l’article : comitedentreprise.com