COMITE D'ENTREPRISE

74 ouvrières seront licenciées

Mais une chose est sûre : elles se battront ensemble et « jusqu’au bout pour obtenir des indemnités conséquentes ». Car, pour l’heure, l’avenir d’ICE est trop sombre pour envisager une issue favorable. Son principal client, EDF, a nettement diminué ses commandes. Moins 36 % au dernier trimestre 2002 par rapport à 2001, selon la direction. Pour ICE, qui produit du matériel de maintenance pour les lignes haute et basse tension, c’est une catastrophe. Hier, la direction d’ICE s’est donc rendue au siège d’EDF pour entamer des négociations : « Cette réunion a pour but de leur indiquer notre situation et de leur demander s’ils pouvaient assurer un niveau d’activité pour limiter le plan social. Car, pour l’instant, c’est la chute libre. »
« Ils ont profité de nous » « Ils ne voient que par EDF. Nous, on n’y croit plus aux commandes », pleure Jeanine, une ouvrière spécialisée. Et de brandir sa feuille de paie : « 1 021 (6 700 F) par mois et j’ai vingt-neuf ans de maison ! » Marie-José pointe du doigt le bâtiment de la direction : « Ils ont acheté d’autres entreprises alors qu’ils n’avaient plus d’argent. Ils ont profité de nous. » « C’est au contraire en rachetant CEE à Meaux que nous avons obtenu des clients hors EDF. En 1998, la part de ces clients était de 12 %. Elle est de 40 % en 2002 », estime Alain Debrie, directeur du personnel. Quoi qu’il en soit, il n’est pas question pour la direction d’allouer des indemnités de licenciement supérieures à ce qui est prévu initialement. « Par contre, pour les salariés, nous allons nous adresser à un cabinet chargé de contacter des entreprises susceptibles d’embaucher. Nous verserons à ces dernières une prime de 500 . Nous dispenserons aussi les personnes licenciées du préavis. Vous savez, nous ne sommes pas une grosse société, et le plan social se chiffre tout de même à 3,3 M . »

BRIE-COMTE-ROBERT, SITE D’ICE, HIER 14 HEURES. Soixante-quatorze salariés d’ICE attendent leur lettre de licenciement. La situation de l’entreprise est catastrophique depuis qu’EDF, le principal client, a nettement diminué ses commandes.

source : www.leparisien.com

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